De la terre à la terre

Très petites formes de contes en musique

de et avec Cécile Demaison 

Durée pour chaque résident : 10 - 15 min

Durée totale d'une intervention : 2h

(soit 6 contes individuels en chambre ou salon)

Pendant du spectacle Iridescence, le projet s'adresse ici aussi aux résidents d'EHPAD et maisons de retraite. Mais plutôt qu'un long spectacle devant de nombreuses oreilles, De la terre à la terre s'épanouit dans l'intimité des chambres des résidents alités ou non désireux de se mêler aux animations habituelles. Petit cocon d'une quizaine de minutes, nos maîtres mots sont : adaptabilité, caresses de la langue et des la musique et rencontres. Une conteuse et un.e musicien.ne viennent en duo pour parler, encore une fois, du cycle de la vie.

L'intervention contée est un moment privilégié pour donner une autre utilité à la chambre du résident. Un seul conte est raconté puis un temps d'échange avec le résident est prévu. Le fil rouge reste celui du cycle de la vie et chaque résident suit le même conte. 

Aux origines du projet

"A l'initiative de la Médiathèque d'Arpajon-sur-Cère, soutenu par l'ACAL (Association Cantalienne des Amis de la Lecture), le CCAS, la Résidence de la Cère et en partenariat avec l'école de musique d'Arpajon-sur-Cère, j'ai eu le plaisir de venir conter en musique.

J'ai été accompagnée lors de mes interventions par les professeurs de l'école de musique : Véronique Chilotti, Sylvie Fau, Clément Gonod et Chrystèle Triouleyre. Je leur ai laissé choisir parmi les contes d'Iridescence ceux qui leur plaisaient le plus, ils ont ensuite créé un accompagnement poétique et sensible en lien avec mes mots, que j'adaptais à leurs propositions. Ainsi les résidents ont eu la joie d'entendre du violoncelle, de l'accordéon, de la guitare et de la flûte traversière.

Chaque semaine, pendant 2h, le binôme que je formais avec l'un d'entre eux se déplaçait de chambre en chambre : "Bonjour ! Est-ce que vous voulez une histoire ? Un peu de musique ? C'est un petit spectacle pour un petit lieu pour un petit public : juste vous ! Mais si vous n'êtes pas là, le spectacle n'existe pas". Redonner à chacun une place (celle de spectateur), lui faire entendre des mots qu'on n'emploie pas tous les jours comme "pissenlit" ou "jade", être à l'écoute du moindre inconfort, de la plus petite manifestation pour s'adapter au mieux ont été pour moi une joie sans nom. Il y eut des moments plus douloureux, bien sûr, des interventions où ce n'était pas le sens des mots qui importait mais la simple présence, le contact d'une main contre une autre. Il y en eût d'autres où on ne comprenait pas vraiment pourquoi on était là "mais c'est payant ?", d'autres où on ne voulait pas de nous. Aucune importance : on s'adapte, on fait avec et à chaque nouvelle porte poussée, on sourit comme pour la première fois. 

Il était agréable de couper parfois avec l'intensité que demande de conter les yeux dans les yeux, pour aller en chercher plusieurs paires à la fois. Ainsi nous intervenions de temps à autre devant 3 personnes dans les petits salons, devant un grand groupe (cf.photo, impossible d'en faire en chambre), et toujours pour l'unité Alzheimer. 

A l'issue de nos interventions, chaque professeur de musique s'est emparé de notre matière commune pour la travailler en classe, la gardant comme base d'improvisation ou comme partition. Les élèves ont travaillé scrupuleusement, nous avons répété ensemble puis présenté ce "spectacle avec orchestre" devant les résidents à nouveau; tous ayant pu (re)découvrir les contes."   Cécile Demaison

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